Ici, dans notre monde occidental industrialisé, nous dormons en moyenne 8 heures, ce qui signifie que, sous l’influence de la lumière artificielle et de la pression sociale, nous enchaînons plusieurs cycles de sommeil successifs. Dans des pays comme l’Inde, la Chine ou le Japon, on dormira moins longtemps pendant la nuit et on choisira de s’offrir une « petite sieste » l’après-midi.

À travers les siècles, le sommeil a toujours constitué une question sociale. Dans des temps reculés, l’homme était très vulnérable pendant la nuit. Il vivait seul ou en groupe, mais devait toujours rester très vigilant.

Il dormait caché et protégé autant que possible dans des grottes, dans des lieux situés en hauteur, à l’abri des éléments, des prédateurs ou autres ennemis. Le sommeil de nos ancêtres était constamment interrompu par toutes sortes d’activités indispensables, telles que le maintien du feu et les tours de garde. Encore aujourd’hui, les peuples primitifs dorment moins longtemps. Au fil du temps, les groupes se sont agrandis et un nombre plus important de membres ont pu bénéficier d’un sommeil plus long et dormir pendant plusieurs cycles de sommeil successifs.

Le premier « lit »
Le premier « lit »

Le premier « lit » fut inventé par les Égyptiens il y a environ 3.500 ans. C’était une armature en bois garnie d’un fond composé de cordes tressées ou de cuir. Ils possédaient même déjà un genre de matelas rempli de feuilles de palmier.

Au début du Moyen Âge, les hommes trouvaient refuge dans des bâtiments en pierre, voire dans des tours où ils étaient à l’abri tant de la vermine et des bandits que des caprices de la nature. Les plus riches dormaient sur des peaux qu’ils étendaient par-dessus le « coffre-armoire » traditionnel tandis que la population la plus pauvre dormait sur des ballots de foin ou de paille. La plupart du temps, ils dormaient nus. En effet, le « vêtement de nuit » ne fut introduit que des siècles plus tard au cours des « Temps Modernes », période plus prude, après le XVIe siècle.

La chambre à coucher traditionnelle, telle que nous la connaissons aujourd’hui en tant que pièce séparée, fit son apparition pendant la révolution industrielle lorsque les « petites maisons ouvrières » de plus petite taille disposèrent elles aussi d'une chambre à coucher. Les lits étaient étroits et courts. Étroits à cause d’un manque fréquent de place, courts car selon une superstition, toute personne dormant de tout son long se retrouvait avec la tête positionnée dans la « zone de la mort ». Cette « zone de la mort » correspond à peu près à la hauteur d’une chaise moderne... Ces lits étaient appelés « twijfelaars » (traduit littéralement, cela signifie « lits de l’hésitation », mais en français on les appelle « lits une place et demie »). Comme ces lits étaient souvent utilisés dans d’anciennes maisons ouvrières – les riches disposant de plus d’espace pour un lit plus large – le terme de lits « de l’hésitation » donné en néerlandais s’explique aussi parfois comme ceci : « Ce terme s’explique par le fait que les gens devaient travailler tellement dur au début de la révolution industrielle que, pendant la nuit, ils « hésitaient » très souvent à reprendre ce même travail le lendemain matin. Ils auraient préféré retourner à leur ancienne vie rurale, mais cette vie ne leur permettait tout simplement pas de subvenir aux besoins financiers de leur famille. » Vous croirez ce que vous voudrez.

En 2019, nous enchaînons environ cinq cycles de sommeil successifs et nous pouvons parler d’un « sommeil industriel ou imposé socialement ». En tant que membres d’une société productive, nous en avons effectivement besoin pour pouvoir dormir la nuit entière. Cela a nécessité de très nombreux investissements dans le développement de matelas et sommiers de meilleure qualité dotés des meilleurs matériaux, matières et finitions.

 Histoire du sommeil

Une anecdote amusante : encore aujourd'hui, la majorité des femmes dorment sur le côté et la majorité des hommes sur le ventre. Jadis en effet, les femmes étaient souvent enceintes et pour les femmes enceintes, c’est la position latérale qui est la plus confortable. L’homme devait être vigilant pendant la nuit et se couchait dès lors dans une position qui lui permettait de se lever très vite...

Au fait, saviez-vous qu’au Moyen Âge les chevaliers dormaient souvent avec leur armure complète ?

 

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